Lundi 26 décembre 2011
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a) C’est quoi ?
C’est une stase dans le jabot du bol alimentaire : la ration de pâté n’est pas assimilée et reste statique dans le jabot non fonctionnel.
Il s’agit d’une urgence vitale pour l’oiseau. Si l’éleveur n’intervient pas rapidement, l’oiseau sera mort dans les heures qui suivent.
b) Que peut-on faire ?
On peut utiliser soit du jus de pomme, soit plus couramment du vinaigre de cidre dont les propriétés contribuent au bon fonctionnement du système
digestif.
Entre autre, ces produits favorisent la digestion lente et créent des conditions favorables au renouvellement de la flore intestinale, en augmentant
les enzymes.
Les propriétés sont donc multiples : Aident à la digestion et favorise la flore Gram+ (régénère la flore intestinale), nettoient le canal urinaire
et permet de maintenir une solution acide. Ils aident également à éliminer les toxines, en étant adjuvant au drainage et au nettoyage des différents filtres de l’organisme (foie et reins en
particulier). Enfin, ils préviennent les problèmes de constipation, de spasmes et les gaz intestinaux.
Il ne faut surtout pas donner une pâtée trop épaisse pour tenter de rattraper un retard de croissance, cela ne ferait qu’aggraver le
problème.
c) Causes les plus fréquentes :
Température de la pâtée et température extérieure : la pâtée proposée est trop froide alors qu’elle doit être impérativement aux alentours de
35°c.
Ou alors, le jeune a froid, il dépense de l’énergie à se réchauffer, s’épuise et ne parvient plus à digérer.
Onctuosité : une pâtée trop épaisse peut conduire à un blocage. Les premiers jours de vie, ce sera plutôt une solution hydratante, à peine chargée
de poudre de pâtée. Puis on passe à partir de 5 jours à une « pâte à crêpes », puis à la « pâte à gâteaux » à partir de 15 jours ; Enfin une pâte épaisse jusqu’au sevrage.
Jabot non vidangé : si le jabot contient encore de la pâtée de la distribution précédente, il est dangereux de le recharger. Des bactéries peuvent
en effet se développer dans la pâtée qui stagne au fond du jabot.
Candidoses : affections dues à des levures (Candida), qui mettent à mal de la fonction digestive. Il est impératif de demander conseil à un
vétérinaire aviaire, qui prescrira un traitement adapté (en général type mycostatine).
d) Comment agir :
Le facteur le plus important est le facteur temps. Plus on tarde à déceler un blocage de jabot, moins on laisse de chance de survie à
l’oiseau.
En premier lieu, il faut vidanger le contenu du jabot et on dispose de deux méthodes :
· On essaye de relancer la digestion de façon naturelle en introduisant dans le jabot du jus de pomme ou du vinaigre de cidre chaud. Les
propriétés acides des deux favorisent par divers mécanismes le « redémarrage » de la digestion. Un massage du jabot aide à désagréger le contenu du jabot.
· La deuxième méthode plus délicate parce que demandant des gestes techniques est à réserver à des personnes plus expérimentées dans la
manipulation de matériels spécifiques et de l’oiseau. Elle consiste à introduire une sonde dans le jabot pour en vidanger le contenu par aspiration buccale de l’éleveur.
Une fois cette opération effectuée, il est nécessaire de rincer le jabot à l’aide d’une solution à base de vinaigre de cidre diluée à 50% avec de
l’eau de Volvic (ou du sérum physiologique) à 35°c : il faut pour cela injecter la solution dans le jabot et la vidanger dans la foulée.
e) Et après ?
Après un blocage de jabot, si l’oiseau a été sauvé, il est impératif de ré introduire l’alimentation progressivement. Pour cela, la pâtée devra être
très légère (très diluée), à température et distribuée fractionnée, c'est-à-dire en plusieurs prises sur la journée (au moins le double qu’auparavant) et en quantités réduites.
perruche.catherine.free.fr